Viande

La viande: inadéquate pour l’homme

Le corps humain n’est pas fait pour digérer la viande. D’abord, l’intestin humain est trop long et sinueux pour bien la digérer. La viande pourrit dans le tube digestif et s’incruste dans les parois intestinales. Les sécrétions salivaires de l’Homme sont alcalines, ce qui ne convient pas à la digestion de la viande ; sa langue est trop douce. Seuls les animaux comme les félins sont pourvus d’une langue rugueuse et d’un intestin court les destinant au carnivorisme. Le tube digestif humain montre qu’il est fait pour digérer les fruits d’abord. Le régime frugivore est ainsi le plus adapté à ses besoins.

Pour davantage de détails sur l’anatomie digestive comparée des mammifères, lire le miracle de la détoxination du Dr Robert Morse, éd. Biovie ou The Hare Krishna Book of Vegetarian Cooking, d’Adiraja dasa, édition ISKON.

Santé

La viande est acidifiante, c’est-à-dire qu’elle génère de l’acidité dans le corps. Quand le corps bascule dans l’acidose chronique, toutes sortes de problèmes de santé apparaissent: inflammation, candidoses, incapacité à assimiler correctement les nutriments qui s’agglutinent et ne passent plus la membrane cellulaire etc.

La viande génère beaucoup d’acide urique, que nos reins sont incapables d’éliminer. Cela empoisonne petit à petit les « humeurs », c’est-à-dire le liquide interstitiel. Les résidus acides sont stoqués dans le corps, provoquant des douleurs articulaires notamment.

De façon générale, les résidus mal digérés créent des mucosités, que l’on expérimente sous forme de glaires, de kystes, de troubles ORL fréquents etc.

Il faut noter qu’un grand nombre d’aliments sont acidifiants. Plus d’infos sur l’équilibre acido-basique ici.

Enfin les animaux sont élevés à grand renfort d’hormones et d’antibiotiques, qui sont ingérés par les gens qui les mangent. La consommation de viande, riche en graisses, contribue à augmenter aussi le mauvais cholestérol.

Quand on ingère la chair d’un animal qui a eu peur au moment de mourir, on ingère aussi les neuropeptides de la peur qu’il a ressentie. Sur un chemin yogique, on peut faire mieux…

Les oeufs

Dans la tradition indienne, on ne mange pas d’oeufs, puisque cela tue une vie.
Pour nuancer ce point de vue, précisons que tous les oeufs ne sont pas fertiles.
Le grand problème reste le traitement des poules. En batterie, bien sûr, leur sort est abominable. Serrées les unes contre les autres, sans voir la lumière du jour, déplumées par la proximité avec les congénères. Mais ce qu’on sait moins, c’est que même les oeufs des poules de plein air ne sont souvent pas éthiques: quand une poule pond moins ou prend de l’âge, elle est tuée, car elle ne produit plus mais consomme du grain.

Si l’on veut manger des oeufs de façon éthique, il faut avoir ses propres poules et les laisser vivre leur vie jusqu’au bout et mourir naturellement ou trouver quelqu’un qui a cette éthique-là.

Le poisson

De la même façon, en Inde on ne mange pas de poisson – du moins pas si l’on est sur un chemin spirituel.
Une certaine façon de voir considère que l’on ne mange aucun être qui ait une mère (donc aucun mammifère) et une certaine marge de flexibilité pourrait être attribuée à la consommation de poisson. Mais s’il semble y avoir moins de souffrance émotionnelle dans la mort d’un poisson qui n’a peut-être pas la même relation à une mère, sa souffrance sur le rivage se déménant dans l’air pour retrouver l’eau ne fait aucun doute. Donc si l’on veut pratiquer ahimsâ, la non-violence, on s’abstient de les manger.

Energie

Pour disposer des acides aminés dont il a besoin, le corps humain doit décomposer les protéines complexes de la viande. Cela nécessite un très grand travail, énergivore. En comparaison, les acides aminés des graines germées, des fruits et des légumes sont presque tout de suite disponibles pour le corps, d’autant plus s’ils sont consommés sous forme de jus.

Derrière la viande, il y avait un animal

Manger de la viande n’est pas éthique, une fois que l’on sait les souffrances endurées par nos frères à quatre pattes. Et du coup notre conscience fait que l’on fait tout pour diminuer leur souffrance.

Nous avons été touchés par le Temps Présent réalisé par Claudio Tonetti et Valérie Teuscher, que l’une d’entre vous nous a signalé. Intitulé « Antispécistes, les guerriers de la cause animale », il met en scène de jeunes (et moins jeunes) Romands engagés pour le respect des animaux. Il vaut la peine de le regarder afin de se souvenir de ce qu’est ahimsâ et de pourquoi nous faisons le voeu de ne pas créer de souffrance, y compris aux animaux.

Il y a d’autres vidéos très fortes qui rendent compte de la souffrance des animaux, que ce soit dans les abattoirs, les laboratoires etc.

Par exemple, la vidéo de la chanson « Meat is murder » de Morissey;
ou le film « Terriens » (Earthlings), sur YouTube.